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dimanche 12 mai 2019

Atelier Carnet de voyage avec Antonia Neyrins à la Bibliothèque de Bessancourt.


Dimanche 12 mai 2019, j'ai animé un atelier carnet de voyage/livre animé/pop up à la Bibliothèque de Bessancourt (95).

Je suis en résidence d'artiste à Bessancourt cette année (le dispositif s'appelle 100 pour-cent EAC et il n'y a que 10 villes pilote qui bénéficient de ces résidences en France, résidence que je partage avec Barbara et Marc Pueyo, de la Compagnie l'Oeil du Baobab).

Merci à toutes et à tous pour cette belle matinée, trop courte (deux heures seulement pour découvrir un peu mon univers, appréhender une technique et réaliser une petite création, mais je suis heureuse d'avoir pu montrer qu'avec un peu de papier, une paire de ciseaux, un bâton ou un tube de colle, un magazine ou un livre à découper, on peut s'inventer un univers et passer un long moment à créer).

Ce fut un très bel échange et j'aime de plus en plus cette ville et ses habitants. Merci aussi aux deux enseignantes présentes sur leur temps personnel (une enseignante en CE1 qui travaille dans l'école élémentaire d'une autre ville, et l'enseignante en Arts Plastiques du collège de Bessancourt), cela m'a vraiment fait plaisir de partager avec vous deux mes petits secrets).

Merci à toute l'équipe de la bibliothèque d'avoir tout mis en oeuvre pour que ces ateliers se déroulent dans les meilleures conditions possibles, merci à Géraldine qui a réalisé les superbes affiches de ces deux ateliers, et merci à l'ensemble de la municipalité, au ministère de la Culture, au ministère de l'Education, à la Compagnie Oposito, aux enseignants des écoles maternelles, élémentaires et du collège et à toutes celles et tous ceux que j'oublie, pour ce projet 100 pour-cent EAC auquel je suis tellement heureuse de participer avec l'Oeil du Baobab.

Je vous laisse découvrir les réalisations des participants (il s'agissait d'un atelier inter-générationnel, adultes/enfants mélangés).

jeudi 31 janvier 2019

Carnet de voyage au Liban.


Je ne vous ai pas encore beaucoup parlé de ces trois voyages au Liban:
- le premier en novembre décembre 2017.
- le second en avril mai 2018.
- le troisième en novembre décembre 2018.

En 2017, j'ai reçu deux invitations pour le Liban.
La première, du Grand Lycée Franco Libanais, m'a permis de travailler avec les élèves des huit classes de CM1, et de réaliser avec eux un carnet de voyage qui a été publié et remis lors du salon du livre francophone de Beyrouth (le livre n'était pas vendu, il était à destination des enfants et de leur famille).
La seconde, de l'Institut Français, m'a emmenée à la rencontre de nombreuses (28) écoles publiques et privées du Liban, à la découverte des carnets de voyage réalisés par les élèves. 10 jours très intenses de voyage à travers le pays, en compagnie d'une conseillère pédagogique de l'Institut Français qui m'a ouvert les portes de son pays.
En marge de ces rencontres scolaires, j'ai séjourné chez un couple de français, qui ont été d'une très grande hospitalité et d'une grande aide pour comprendre et découvrir le Liban. Elle occupe un haut poste dans l'éducation au Liban, lui est enseignant, grand explorateur et talentueux photographe; ils sont humanistes et engagés. Sans eux, je n'aurai pas vu grand chose du Liban, ni rencontré l'anthropologue avec qui nous avons passé plusieurs journées avec des réfugiées syriennes dans un atelier de couture, pour faire leur portrait et retracer leur parcours.

J'ai aussi eu la chance de rencontrer et de côtoyer une grande diversité de libanais, des bédouins, des Dom, mais aussi des réfugiés palestiniens et syriens, sans oublier des étrangers: ivoiriens, éthiopiens,  congolais, soudanais du sud, béninois, sans oublier de nombreux français.

Ces trois voyages m'ont permis de découvrir un pays attachant, terriblement attachant, mais d'une complexité incroyable. Je n'ai pas encore tout digéré, certainement pas encore tout compris. Je continue de travailler sur les trois gros carnets de voyage que j'ai rapportés, j'écris des textes, je fignole ceux écrits sur le vif, je lis, j'essaie d'ordonner toutes les richesses rapportées de ces voyages.

Hier, dans ma boite mail, j'ai reçu une nouvelle invitation pour le Liban, je ne sais pas encore si elle aboutira, mais ce que je sais c'est qu'un petit bout du Liban est entré en moi, et que j'ai aussi laissé quelque chose de moi au Liban.

Le quartier de Sabra, pas très loin du bidonville où travaillent les femmes syriennes de la vidéo.

Aujourd'hui, j'aimerais partager avec vous cette vidéo, réalisée dans l'atelier de couture avec les réfugiées libanaises. Tout n'est pas dit dans la vidéo, pourquoi ces femmes ont fui leur Syrie natale, les horreurs et les drames qu'elles ont du traverser, les conditions de vie effroyables qu'elles supportent chaque jour dans le bidonville insalubre où elles vivent avec leurs enfants et parfois leur mari, les dessous de l'aide internationale... Par exemple, dans les cabanes où elles vivent (et pour lesquelles elles paient un loyer conséquent), il n'y a ni lit ni chaise ni table. L'eau courante, s'il y en a, est salée. A chaque pluie, les égouts débordent, les toits fuient malgré les bâches posées sur les tôles. L'électricité n'arrive que grâce à des branchements volés (la raison de tous ces fils enchevêtrés où chaque jour un enfant meurt d'électrocution). C'est difficile de tout dire ici...





Merci Thierry pour cette très belle vidéo, sensible et pudique, où je me reconnais.
Merci aussi à toutes celles et tous ceux grâce à qui j'ai découvert et appris à aimer ce pays, malgré toutes ces aspérités. Je n'aurai jamais assez d'une vie pour vous remercier.

Merci à vous qui passez par ici par hasard, ou qui suivez mon travail avec attention.

mardi 26 septembre 2017

Alliance Française d'Accra, Ghana - Reportage dessiné et carnet de voyage - août 2017

2017 - deux semaines pour réaliser un reportage dessiné en vue des 60 ans de l'Alliance Française du Ghana.

Deux semaines intenses, tous les sens en alerte, à absorber, croquer, comprendre, apprendre, découvrir, aimer, dessiner, peindre, écrire. Deux semaines à vivre entre l'anglais et le français, les deux langues dans lesquelles je m'exprime avec presque autant d'aisance et de plaisir (j'ai travaillé 16 ans à l'Ambassade des Etats Unis à Paris, et je suis presque bilingue en anglais américain). Deux semaines entre l'Europe et l'Afrique, la France et le Ghana, dans un multiculturalisme qui me sied.
Deux semaines à rencontrer de nouvelles personnes qui m'ont beaucoup aidée à aller vite à l'essentiel pour ce projet, mais aussi pour découvrir et avoir une idée d'ensemble de cette incroyable ville qu'est Accra. Et malgré ces rencontres et ces découvertes, deux semaines de solitude avec seulement mon carnet et mes outils comme compagnons de voyage, deux semaines d'introspection et de silence intérieur.

J'ai adoré.
C'était mon premier voyage au Ghana, et mon premier à Accra (et depuis je suis retournée au Ghana).
Ce n'était pas mon premier voyage sur le continent africain, puisque j'ai eu la chance de multiplier les destinations africaines dans mon long parcours de voyageuse, mais Accra fait aujourd'hui partie de mes destinations préférées sur le continent.
- Algérie (un voyage)
- Maroc (une trentaine de voyages, si ce n'est plus).
- Cap Vert (un voyage)
- Sénégal (deux voyages).
- Mali (deux voyages).
- Ghana (deux voyages).
- Bénin (deux voyages).
- Côte d'Ivoire (un voyage).
- Cameroun (trois voyages).
- Congo, Brazzaville (un voyage).
- Botswana (un voyage).
- Afrique du Sud (un voyage).
- Ethiopie (un voyage).
- Mayotte (un voyage).
- La Réunion (un voyage).

Ma mission était de réaliser 8 illustrations sur l'Alliance Française pour une publication devant être distribuée à quelques happy few lors de l'anniversaire de l'Alliance en novembre 2017. J'ai finalement livré 23 illustrations, qui ne représentent que la vie de l'Alliance (j'ai gardé toutes les autres illustrations et le carnet de voyage sur la ville d'Accra pour moi).

Comme dans beaucoup de mes voyages, j'ai adoré découvrir la gastronomie, notamment le T-Zed, fufu de maïs et manioc, avec une soupe à la tomate et au gombo, agrémenté de poisson (thon) séché. Un délice que les puristes mangent avec les doigts.

Ce voyage n'aurait jamais été possible sans l'invitation de l'Alliance Français d'Accra, qui m'a commandé ce reportage dessiné et je tiens à remercier le directeur de l'Alliance Française d'Accra, ainsi que la directrice de l'Alliance Française de Kumasi, qui est à l'origine de ce projet, ainsi que Christelle qui se reconnaitra, mais aussi tout le personnel de l'Alliance d'Accra, Noémie, Clothilde, Fifi, Eléonore, Mary, Angela, Dominique, Christine, Zack, Apefa, Catherine, Nadège, Nadia, Ettna, toutes celles et tous ceux dont j'ai oublié le prénom, mais aussi Corinne, Arlette, Servanne et Nacéra d'Accra Accueil, qui ont pris soin de moi comme d'une soeur, m'ont chaleureusement accueillie, ont partagé un moment de mon séjour, et/ou m'ont fait découvrir tous les coins et recoins d'Accra qu'elles connaissent parfaitement et où je ne serai jamais allée seule et sans voiture. Le Ghana n'est pas une destination touristique pour les francophones, et si j'aime le continent africain et si je le connais si bien, c'est parce que j'ai eu, presque à chaque fois, la chance de rencontrer des personnes qui l'aimaient et qui ont su me transmettre avec beaucoup de générosité cet amour pour une autre culture, qu'elle soit la leur ou pas. Le continent africain est en moi pour toujours, où que je sois, nous sommes en communion, et si j'ai une petite préférence pour les Caraïbes et l'archipel de la Guadeloupe, c'est sans doute pour faire un lien entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique. 

J'ai eu la chance de mener plusieurs projets entre l'Alliance Française d'Accra et les Instituts Français du Maroc (Marrakech, Essaouira, Agadir), du Bénin (Cotonou) et du Liban (Beyrouth). C'est pour moi un honneur de représenter mon pays mais aussi de faire le lien avec une autre culture.

Un autre article relate mon second séjour au Ghana, toujours avec l'Alliance Française, mais à Cape Coast cette fois-ci.
















samedi 6 février 2016

Résidence d'écrivain carnettiste à Pont-Audemer autour des carnets de voyage d'Antonia Neyrins - seconde semaine (ter et fin)


Du 25 au 29 janvier 2016, j'ai passé une nouvelle semaine de résidence d'écrivain carnettiste à Pont-Audemer en Normandie. Cette semaine, avec les enfants des trois écoles élémentaires: Paul Herpin, Hélène Boucher/saint-Exupéry et Louis Pergaud (dont une classe de CLIS) et du collège Pierre et Marie Curie, avec lesquels je travaille, nous sommes sortis pour dessiner la ville de Pont-Audemer. La météo a été clémente avec nous, et même s'il faisait frais, le soleil nous a permis de croquer les alentours, les canaux, les vieilles maisons, un square et sa végétation... 

Avec cette classe, c'est l'idée du livre et de la bibliothèque qui a été le fil conducteur de notre projet. En effet, Alfred Canel (1803-1879), homme de lettres et humaniste, républicain et fervent défenseur de l'école laïque. Il fonda une bibliothèque publique. Si vous passez par Pont-Audemer, ne ratez-pas le Musée Alfred Canel, qui se situe dans son ancienne maison et qui est de toute beauté.

La suite de notre projet se déroulera dans la toute nouvelle bibliothèque de la ville, aux lignes très futuristes, et fera l'objet de mon prochain voyage avec cette classe.





vendredi 5 février 2016

Résidence d'écrivain carnettiste à Pont-Audemer autour des carnets de voyage d'Antonia Neyrins - seconde semaine (bis)


Du 25 au 29 janvier 2016, j'ai passé une nouvelle semaine de résidence d'écrivain carnettiste à Pont-Audemer en Normandie. Cette semaine, avec les enfants des trois écoles élémentaires: Paul Herpin, Hélène Boucher/saint-Exupéry et Louis Pergaud (dont une classe de CLIS) et du collège Pierre et Marie Curie, avec lesquels je travaille, nous sommes sortis pour dessiner la ville de Pont-Audemer. La météo a été clémente avec nous, et même s'il faisait frais, le soleil nous a permis de croquer les alentours, les canaux, les vieilles maisons, un square et sa végétation... 

Voici les enfants de la CLIS (CLasse d'Intégration Scolaire) aussi appelée ULIS, de l'école Paul Herpin. Ces classes ont pour but de permettre à des enfants en grande difficulté ou handicapés d'avoir un parcours scolaire au sein d'un établissement classique.

Je vous laisse découvrir un peu de notre projet en images. Grâce à l'enseignante et à l'implication des enfants, nous avons passé un formidable moment à croquer ce jardin en extérieur devant de mettre nos dessins en couleur avec de l'aquarelle de retour dans la classe. C'était un réel bonheur de voir les enfants concentrés dans leur carnet.


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